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Je suis Marie d'Anjou

Journée de la nonviolence

published2 months ago
2 min read

Bonjour Reader,

Le 2 octobre prochain, c'est la Journée internationale de la nonviolence. Il y a plein d'idées reçues sur ce concept et grâce à mes recherches actuelles pour mon roman, j'arrive à démêler quelques points majeurs.

J'ai préparé une discussion que je vais lancer sur Instagram, mais que je partage avec toi tout de suite, en primeur. Ça pourra aussi t'aider à générer des idées d'ici là et participer à la publication.

C'est quoi?

Dur à définir, mais en gros, la nonviolence s'affirme comme une prise d'actions contre la violence et qui vise à conserver le vivant, avant toute chose.

Ce que ce n'est pas

Il ne s'agit aucunement de passivité et de manifestations symboliques peace&love qui ne dérangent personne et n'entrainent aucune conséquence.

Quelques statistiques sur le court terme

L'action non violente directe renverse des dictatures dans près de 40% des cas. C'est peu? Les actions armées réussissent à moins de 20%. La nonviolence est deux fois plus efficace, donc.

Et les conséquences à long terme

En plus, un soulèvement nonviolent, qui a l'habitude de fonctionner en coopération en faisant des compromis parmi les militants instaure plus facilement et plus longtemps un régime tout aussi démocratique. Un revirement violent, lui, installe presque toujours un autre régime totalitaire parce qu'il ne sait régler la question des opposants que par la violence.

(source: Pouvoir de la non-violence: pourquoi la résistance civile est efficace, Chenoweth & Stephan, 2021)

Répondre à la violence

Il y a trois façons de répondre à la violence, soit la contre-violence, la passivité, et l'action non violente directe. Deux de ces réponses sont violentes.

Le début de la violence

La violence commence quand on affirme : «j'ai raison, tu as tort». C'est s'empêcher de comprendre l'autre. Le comprendre ne veut jamais dire le cautionner. Les manifestations physiques de la violence ne sont que la pointe de l'iceberg.

Éducation nonviolente

Ne pas apprendre aux enfants à obéir est la base, selon Filliozat, psychothérapeute réputée. «Obéir est apprendre à ignorer ce qu'on ressent, donc ne plus le détecter chez l'autre». Un enfant qui obéit est un citoyen qui apprend la loi du silence, ce qui peut aller aussi loin que «Heil Hitler».

Apprendre à désobéir

La désobéissance civile est le premier outil contre un dictateur, car son régime fonctionne seulement parce que la majorité lui obéit.

Comment moi je milite?

Je n'ai jamais fait de manif. Je passe par l'éducation nonviolente. En plus de 5 ans, je n'ai encore jamais utilisé la punition — ni la récompense — comme moyen éducatif et mon garçon sait vous dire sans détour ce qu'il trouve juste ou injuste, et comprend comment se comporter avec autrui.

Et plus concrètement

J'écris une fresque romanesque qui utilise cette philosophie. De plus, la littérature et les histoires en général font exactement ceci: essayer de comprendre l'autre sans pour autant le cautionner. C'est une formation de base à la nonviolence.

Qui peut passer à l'action?

Les introvertis, les parents trop occupés, les jeunes, les vieux, les personnes contraintes par un handicap, les neuro-atypiques, les athées, les spirituels, les zébrés, les neutres... tout le monde peut participer — contrairement aux soulèvements armés. C'est le nombre qui fait la force.

Quelques ressources de base

Podcast: La force de la nonviolence
ICNC: International Center on Nonviolent Conflict
Global Nonviolent Action Database
Nonviolence International Tactics Database
Désobéissance libertaire
TedxYouth Sarah Corbett

Marie, auteure de fantasy de mœurs.

Pour me payer un thé et me faire écrire plus, c'est ici!